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EPITOMÊ

 

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Tomos 1 - ecce tempus, ecce homo

 

Tomos 5 - premiers contreforts de la douleur

 

Tomos 7 - felix culpa

 

les extraits proposés ici sont 3 plages intégrales des 9 qui composent le CD

EPITOMÊ

la première mort

Jean Michel Deliers

[ avec la complicité de Élisabeth Bartin, Laure Wolf, Lionel Monier et Christian Rist ]

Photo : Sonia Deliers

 

 

Tomos 1 – ecce tempus, ecce homo – 1’55

Tomos 2 – l’œuvre – 6’12

Tomos 3 – plaie vive – 6’51

Tomos 4 – un bonheur glacé – 3’51

Tomos 5 – premiers contreforts de la douleur – 7’10

Tomos 6 – les mouchetures de la lumière – 5’33

Tomos 7 – felix culpa – 8’41

Tomos 8 – en une extase lente – 5’35

Tomos 9 – atteindre au fond des mondes – 4’17

 

Je n’ai pas choisi Dieu comme objet, mais, humainement, le jeune condamné chinois que des photographies me représentent ruisselant de sang, pendant que le bourreau le supplicie (la lame entrée dans les os du genou). À ce malheureux, j’étais lié par les liens de l’horreur et de l’amitié. Mais si je regardais l’image jusqu’à l’accord, elle supprimait en moi la nécessité de n’être que moi seul : en même temps cet objet que j’avais choisi se défaisait dans une immensité, se perdait dans l’orage de la douleur.

Georges Bataille – Le coupable (1944)

 

La presque totalité de la substance sonore initiale de EPITOMÊ – la première mort est issue des séances d’improvisation et de travail des comédiens, tant sur le plan vocal que physique (toutes ces séances ayant été scrupuleusement enregistrées) ayant prédestiné à la création du spectacle Le Mort de Georges Bataille dans une mise en scène de Christian Rist, créé au Festin – Scène Nationale de Montluçon en mai 2005.

 

EPITOMÊ – la première mort est une manière d'écho au dégoût viscéral, au sentiment de révolte et au trouble inavouable qu’éprouva Bataille devant l’horreur éblouissante des photographies du lingchi, le supplice dit des cent morceaux qu’il découvrit en 1925, et dont on sait à quel point elles hantèrent son œuvre tout au long de sa vie.

 

Contrairement à la mythique « seconde mort d’Osiris » qui fut « mis en pièces » après son assassinat, le supplicié chinois condamné au lingchi assiste lui, vivant - sous l’emprise de l’opium pour le maintenir en vie - à sa « première mort », et par là, « participe » à son propre anéantissement et symboliquement à celui de sa descendance.

 

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