accueil

LES MÉTAMORPHOSES

 

C.V. 
DISCOGRAPHIE 
MES INSTRUMENTS 
MUSIQUE ANCIENNE 
MUSIQUE ACOUSMATIQUE 
CRÉATION SONORE 
THÉÂTRE 
SPECTACLES/ANIMATIONS 
FACTURE INSTRUMENTALE 
CONTACT 

 

 

traduites et adaptées en vers libres par

GILBERT LÉLY

 

 

Les Métamorphoses

extrait n° 1

 

Les Métamorphoses

extrait n° 2

 

enregistrement ISTS

 

Mise en scène

 

CHRISTIAN RIST

 

assistante

FRANÇOISE LEBEAU

Scénographie

SOPHIE MORIN

Costumes

SOPHIE MORIN et FRANÇOISE LEBEAU

Musique

JEAN MICHEL DELIERS et DENIS ZAIDMAN

Étude dramaturgique

MICHEL CORVIN

Entraînement physique

DAN SCHWARZ et ALBERT JATON

Lumières

PIERRE LEBLANC

Construction des décors

Institut Supérieure des Techniques du Spectacle

avec

MARIANNE AMY

KATELL AUBERT

BENJAMIN BAROCHE

GOULVEN BOIVIN

GUILLAUME CANTILLON

VIRGILE COIGNARD

LAURENT DELVERT

CÉLINE FIGUEREO

KARINE GESLIN

YANN JAOUEN

FANNY LEBECQ

CHRISTOPHE LICHTENAUER

JULIA MASINI

STÉPHANE MELIS

MAUD NARBONI

CÉLINE PITAVY

( de l’École Régionale d’Acteurs de Cannes )

Création : le 29 mai 1997 en l'glise des Célestins/Résidence Avignon.

Théâtre de Nice, Festival de Marseille.

 

Le Voir Dit - Compagnie Christian Rist

 

haut de page

 LA PROVENCE

Le plaisir gourmand des mots

Christian Rist met en scène les comédiens de l'École Régionale d'Acteurs de Cannes et leur ouvre les portes - ainsi qu'au public - d'un univers fabuleux où le verbe est chair palpitante. […] Il a souhaité les confronter à un texte narratif plutôt que directement dramatique, à un texte qui palpite, qui vit, d'une insolente manière, avec une Jeunesse étonnante. Et le rapport intime, charnel aux mots qui jaillissent de l'être tout entier, est la base essentielle et certainement la plus passionnante de cette mise en forme théâtrale.

Tour à tour musiciens - mais accompagnés aussi par deux maîtres en la matière, Jean-Michel Deliers et Denis Zaidman - créateurs des lumières, membres du chœur ou... solistes, les seize jeunes interprètes vont chercher au plus profond d'eux-mêmes la faculté de jouer, de donner à voir autant qu'à entendre, ces récits superbes. […] Le travail sur le rythme, sur la prose, sur l'expression est remarquable. En présentant les Métamorphoses doublement, dans un déroulement strictement inversé au cours des deux parties du spectacle, le metteur en scène peut faire différentes propositions comme deux variations sur un même thème. Si l'enjeu est intéressant pour les interprètes, il l'est aussi pour le spectateur qu'il entraîne dans un univers envoûtant où les récits se démultiplient, se répondent, s'exacerbent. Retrouvant l'origine du théâtre, Christian Rist a donné aux Métamorphoses une forme parfaitement contemporaine, ne se contentant jamais de la simple illustration du texte, ne le paraphrasant jamais, mais au contraire, le soutenant et l'amplifiant. Les comédiens se plient aux exigences de cette confrontation avec, tous, une charge émotionnelle et une force d'expression rares. Le metteur en scène a su débloquer en chacun son équilibre poétique et le mettre en lumière. Travaillant sur le groupe, il a révélé les individualités.

Au-delà d'un spectacle de fin d'études, ces Métamorphoses sont une vraie recherche, jamais ennuyeuse, sur le sens du théâtre et les relations entre le public et les comédiens. Et en étant attentive aux désirs et aux plaisirs de l'un et des autres, cette recherche débouche sur un spectacle intelligent, bien servi, rigoureux et ludique... 

Michèle Taddei

 LE PROVENÇAL

Un chant de la vie

L'Institut Supérieur des Techniques du Spectacle d'Avignon, a accueilli cette armée, les élèves de troisième année, de l'École régionale d'acteurs de Cannes (E.R.A.C.). [...] Les seize élèves présentent "Les six métamorphoses" d'Ovide qu'ils ont travaillé sous la coupe de Christian Rist. […]

Théâtralité qui s'exalte dans le sentiment de la langue, les "Six métamorphoses" constituent un poème narratif et non exclusivement dramatique. L'incarnation du personnage apparaît au fil de la diction. Par cette production, Christian Rist a aussi eu le désir de faire connaître l'extraordinaire traduction du latin donnée par Lely en 1946, de ces six métamorphoses, dans un univers onirique où se mêlent la violence du désir et le chant de la vie.

Dans la présente interprétation, l'engagement des jeunes acteurs est remarquable dans le mariage de la voix et de l'expression corporelle. Le décor, constitué d'un péristyle en bois dans lequel se trouve public et acteurs, a été conçu afin de donner la possibilité d'abriter d'autres présentations conciliant le nomadisme et l'esthétique de la "scène fixe" à la Copeau. Jean-Michel Deliers et Denis Zaid­man, spécialistes des musiques anciennes et d'adaptations musicales, pour les besoins contemporains, assurent avec brio, l'ambiance musicale de la production.

 

 LA MARSEILAISE

Il n’y a pas d’amour heureux

Dès le début, la magie est là. Un acteur ou une actrice viennent vous chercher, chuchotant quelqu’extrait du texte - dans la très belle version qu'en établit Gilbert Lely. La salle est dans l'obscurité, l'atmosphère lourde, presque suffocante; [...] Des flûtes et des percussions font entendre une mélodie frêle, lascive (tout le spectacle sera ponctué d'interventions musicales, moins au titre d'illustrations, si belles fussent-elles,­ et c'est heureux - qu'à celui d'élément à part entière de l'action).

Vous découvrez un espace clos (beau travail des stagiaires de L'ISTS, sur une scénographie de Sophie Morin), un petit amphithéâtre de bois clair, ceint d'une coursive, où entre deux minces piliers balance un gong, s'accroche un luth. [...]

On le voit, ces histoires, variations subtiles sur le thème du regard, du corps sacré, finissent mal. Nul pathos, pourtant dans la lecture qu'en propose le metteur en scène Christian Rist, mais un amour lumineux du texte, une justesse, une sensibilité merveilleuses, servis avec ferveur par quinze jeunes acteurs de l'ERAC - particulièrement agréables à regarder, ce qui ne gâche rien. Sans qu'il n'y ait jamais vraiment d'incarnation, mais sans non plus de distanciation forcée, des soli et un travail de chœur très musicaux donnent la part belle aux mots d'Ovide, si beaux et si cruels.

Si le texte prévaut, le corps n'en est pas pour autant oublié. Ce sont un garçon nu qu'on aperçoit dans la pénombre, l’étreinte presque chorégraphique de Salmacis et d'Hermaphrodite, la gestion fine des bras et des mains, proche du buto, la tension d'une jambe, un tremblement, un oeil au bord des larmes. [...] Séduisant (au sens strict du terme) et sensuel, ce spectacle l'est de bout en bout, avec finesse toujours. Nulle exploitation facile de la jeunesse et la fraîcheur de ces peaux, seulement l'évidence de leur force, de leur fragilité et de leur désir, parfois violent, à l'image de la poésie d'Ovide.

Après ce premier voyage et un entr'acte, quarante cinq autres minutes nous font traverser le même paysage, dans le sens inverse. Et la pertinence de cette relecture, qu'on aurait pu mettre en doute, éclate d'emblée, avec l'histoire terrible d'Actéon, confiée maintenant à un seul acteur après qu'elle avait été dite par deux actrices à l'unisson. Riche des impressions et des émotions à peine engrangées, on redécouvre avec délices le texte en appréciant la polysémie (deux écoutes ne peuvent de toute façon l'épuiser !), on s'enchante d'être plus ou moins touché - c'est pour­tant la même histoire... Et, sur l'image bouleversante et simple d'Hyacinthe sans vie reposant la tête sur les genoux d'Apollon, on quitte le plateau ravi, ému, et sans doute, pour un instant, métamorphosé.

Didier Da Silva

haut de page

 

haut de page


Copyright (c) 2008 jean-michel-deliers.com. Tous droits réservés.