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Percussions diverses

facture traditionnelle ou personnelle

 

Ven verás y ven veremos

 

 

Prise de son : Pierre Vérany  -  Montage : Claire Luhan

Saltarello

Anonyme (XIVe s.)

 

Prise de son et montage : Jean Michel Deliers

Jean Michel Deliers : derbouka

Françoise Enock : vièle à archet

Francisco Orozco : citole

Denis Zaidman : traverso

Jean Michel Deliers : tambour

Denis Zaidman : flûte

 

Touchia

Maghreb

 

Prise de son et montage : Jean Michel Deliers

De edad de quinze años

 

 

Prise de son : Pierre Vérany  -  Montage : Claire Luhan

Pascale Costantini : rebec

Jean Michel Deliers : riq

Jean Luc Lenoir : oud

Denis Zaidman : traverso

Jean Michel Deliers : zarb

Françoise Enock : vièle à archet

Francisco Orozco : chant, oud

Denis Zaidman : traverso

les extraits proposés ici sont des versions courtes de démonstration montées à partir des CD de la page discographie

 

On sait qu'un grand nombre d'instruments à percussion ont existé au Moyen Age grâce, grâce d'une part  à des sources littéraires, d'autre part à des sources iconographiques. La musique populaire en a conservé un ou deux types plus ou moins intacts, comme le tambourin français et les castagnettes espagnoles, tandis que les traditions musicales de l'Orient fournissent des exemples de petites cymbales et de tambourins aux lourds tintements de cuivre. Quant au reste, il existe suffisamment de renseignements sur des détails pratiques pour qu'on puisse faire une reconstitution convaincante.

Par contre, ce qui manque totalement, c'est une information précise sur l'utilisation des instruments à percussion au Moyen Age et au début de la Renaissance. On devait les employer régulièrement pour la musique de danse, mais on ne sait pas dans quels autres genres de musique ils ont été employés. Quand on s'en servait, quelles sortes de techniques utilisait-on ? Et quel genre de rythme suivaient les joueurs ? Se contentaient-ils de coller à un rythme de base ou se laissaient-ils aller à de sauvages improvisations, comme les joueurs du Moyen-Orient contemporain ? Nous ne devons sousestimer aucun des aspects de la composition musicale ancienne, ni l'habileté des joueurs du Moyen Age et de la Renaissance, dans les limites de leur propre style et de leur technique.

Au Moyen Age, comme à la Renaissance, il semble que les peaux de tambour aient été fournies par des animaux très différents, parmi lesquels le cochon, la chèvre et même le loup. Cependant, ce furent les peaux de mouton et de veau qu'on utilisa le plus souvent. La méthode habituelle pour fixer la peau au cadre consistait en un système de cordes accrochées à même la peau. Ce qui veut dire que les peaux étaient fines et la tension faible, sinon elles se seraient facilement déchirées sous les coups.

Certaines images montrent les peaux directement clouées au cadre, d'autres lacées de manière inamovible. Les deux méthodes rendent l'instrument tributaire des changements de temps (les peaux de tambour se détendent à l'humidité). L'utilisation de cordes ou de lacets réglables à volonté permet de modifier la tension. La méthode de tension de la corde qui s'est révélée la plus efficace est celle utilisée sur certains tambours militaires de nos jours : les deux peaux du tambour sont reliées entre elles par une corde en zigzag, qui va de l'une à l'autre et des pièces de cuir ou  « passants » servent à rétrécir la forme en V et à tendre les peaux.

On devait souvent renforcer le bord de la peau du tambour en le cousant à une corde en forme d'anneau, mais les cerceaux en bois qui servent aujourd'hui à la construction des tambours militaires sont une invention du XVI° siècle. Cependant, des lacets (généralement un ou deux boyaux) apparaissent régulièrement sur les illustrations dès le Moyen Age sur un grand nombre de tambours, dont la forme et la taille varient, par exemple sur les nacaires. On sait qu'il y avait de nombreuses sortes de baguettes, tant par des illustrations que par ce qui a été conservé dans la musique populaire traditionnelle.

 

David Munrow

Instruments de musique du Moyen Age et de la Renaissance

 

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