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PHÈDRE

 

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de

JEAN RACINE

 

Mise en scène

 

CHRISTIAN RIST

 

Scénographie

SOPHIE MORIN et CHRISTIAN RIST

Assistanat scénographie et mise en scène

LUDIVINE DEFRANOUX

Costumes

ANNE LECUT assistée d'AGHATE GUDEFIN

Lumières

PASCAL JORIS et CHRISTIAN RIST

Musique

JEAN MICHEL DELIERS

Maquillages

FATIRA TAMOUNE

Conception et réalistion de la structure

FRANÇOIS PUECH / SOCIÉTÉ BAMBOOST

Construction des décors

MAISON DE LA CULTURE DE BOURGES

Construction du dispositif électrique

RAMON SANTAMARIA

avec

CARLOS CHAHINE

SYLVIE CHENUS

CAMILLE FIGUÉRÉO

FRANÇOIS LEPAGE

EMMA MORIN

THOMAS SCIMECA

VERONIKA VARGA

JEAN MICHEL DELIERS

 

 

Création : le 19 février 2002 à la Maison de la Culture de Bourges.

La Tempête-Cartoucheire de Vincennes/Paris.

Théâtre Firmin Gémier/Antony, Atelier du Rhin/Colmar, Mâcon Scène Nationale, L'avant-seine Théâtre de Colombes, APSAM/Montargis, l'ACB scène nationale de Bar-Le-Duc, La Passerelle-Théâtre de Gap, Le Granit/Belfort, Salle du Duc Jean/Bourges, Tournée dans le département du Cher.

Maroc : Tétouan, Rabat, Casablanca, Marakech, Fès, Agadir.

 

Le Voir Dit - Compagnie Christian Rist

 

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 LES INROCKUPTIBLES

Phèdre en son tempo

En marge d'une création théâtrale qui se perd parfois dans une boulimie de produire, Christain Rist est un metteur en scène qui fait figure de sage, d'homme qui aime à prendre sont temps. [...] Travaillant sur la musicalité de la langue, Rist en fait le révélateur d'une clarification qui rejoint celle du sens.

Pour cadre de la cérémonie de ce soir, tel le podium d'un défilé de mode, il a construit une vaste tente de toile blanche à l'intérieur de la salle. Assis en vis-à-vis, on y découvre Phèdre de Racine, de part et d'autre d'une étroite jetée. Ce fin plateau construit à la hauteur des yeux nous oblige à lever le regard pour assister à la représentation. Un rapport au spectacle, celui de la contre-plongée du cinéma, qui place chacun dans l'attitude de la révérence. Pour autant, le rituel proposé par Christian Rist n'a rien d'une messe rigide, et ces acteurs y trouvent la liberté des funambules avançant sur un fil.

Embrassant le texte comme une partition à plusieurs voix, Christian Rist nous en fait entendre chaque mouvement. Le résultat est saisissant.

[...] En ce soir de première, par une ouverture dans la toile, le regard indiscret attiré par des bruits de pas en coulisse pouvait observer Christian Rist réglant dans l'ombre sa démarche sur les derniers pas de son actrice.

Un geste invisible d'accompagnement, le détail d'un engagement ultime qui ne trompe pas.

Patrick Sourd

 FIGAROSCOPE

[...] Silence. Le chant sourd du Tympanon, instrument à cordes, berce l'écoute et rythme l'entrée des personnages. [...] Dans cet espace confiné aux lumières tamisées, l'ambiance est "zen". Les comédiens montent successivement sur scène, dans le calme. Ils déambulent sereinement, prennent le temps de dire le vers racinien. Et pourtant ils jouent la tragédie, avec violence et passion. [...] Ils nous transportent tout simplement. Christian Rist signe là une mise en scène étonnante et originale. Son "Phèdre" est un réel plaisir.

Lise de Rocquigny

 TÉLÉRAMA

Christian Rist représente les suicidaires tourments de l'incestueuse amoureuse à la manière du théatre nô. Il installe acteurs et spectateurs dans l'intimité d'une longue tente de toile blanche, irradiée d'une lumière aveuglante : celle du soleil, aïeul de Phèdre... Plus moyen de se cacher sous cette lumière-là. D'autant que dès qu'ils s'avancent, au son de lancinantes percussions, sur l'étroite et fragile passerelle qui découpe l'espace et les relie encore au monde, les héros raciniens sont exposés au milieu d'un public qui les encadre et les cerne de toutes parts.

Danger, effroi, déséquilibre, chute... Christian Rist et sa jeune troupe incarnent avec une incandescente sensibilité les souffrances et terreurs qui rongent tout personnage tragique aux prises avec le monstrueux : en soi ou hors de soi, toujours imposé par la fatalité divine. Et leur danse de mort avec l'épouvante acquiert dans cette hiératique transposition japonisante un calme plus terrible encore. On suit avec une attention à vif la lente descente aux enfers de Phèdre, douloureusement hystérique; tandis que l'innocent Hyppolite, sur lequel est tombée la passion de la belle (Thomas Scimeca, magnifique de rayonnement intérieur), meurt pour rien. Pure horreur de la tragédie, maquillée ici de la plus belle des langues, que Rist et ses acteurs nous décryptent comme entre soi, dans une lumineuse intimité. Avec un amour fou.

Fabienne Pascaud

 LE BERRY RÉPUBLICAIN

Pure épure de la passion

Le texte, rien que  le texte, l'âme des personnages et rien qu'elle au coeur de la chair, de la vie qui bat et des sentiments contraires au destin. On est dans l'essence même du théâtre de Racine. Une épure flamboyante dessinée par Christian Rist dans sa création de Phèdre à la MCB, et qu'aucun superflu ne vient distraire de sa tragédie première, celle de la passion si humaine qu'elle rejoint la mort, inéluctable.

Cette tragédie de la passion, Christian Rist l'a inscrite dans l'immaculé d'une tente où le public devient presque partie prenante du drame qui se noue sous ses yeux. Il en résulte une intensité, presque une communion entre les comédiens évoluant sur un étroit praticable au milieu du public, et celui-ci, finalement voyeur plus que spectateur.

Une promiscuité, presque une intimité dans les affres tortueuses de la reine incestueuse, l'attraction-répulsion d'Hippolyte et son amour premier pour la belle et pas si innocente Aricie, les rôles parfois ambigus des confidents et la colère déchirée de Thésée, le tout ponctué par la musique envoûtante et lancinante du tympanon jouée en direct.

Pas de noir, tout se joue à la lumière dans un jeu subtil d'éclairages, et les comédiens, à la diction, au phrasé rythmé semblent vraiment mettre les sentiments de leurs personnages à nu.

[...] Tout est juste dans cette vision de Christian Rist, poignante, rendant à chaque personnage de Racine son poids de chair et de sang, son humanité terrifiante et mmagnifique.

[...] Une belle création, pure et violente, lave dévorante et aurore boréale.

Marie-José Ballista

 LIBÉRATION

[...] Le dispositif évoque le nô, tout comme les traits de musique qui scandent les va-et-viens des personnages. Tout comme leurs vêtements, plus proches du prêt-à-porter japonais que des fastueux costumes traditionnels. C'est ainsi qu'avance la Phèdre mise en scène par Christian Rist, à la frontière du rituel tragique et du fait divers trivial.

Donc à cette façon de convertir l'intrigue en drame bourgeois au bord du sordide, se superpose la forme parfaite du langage racinien. Tel est le pari du spectacle, son défi, son intérêt, sa force. Les comédiens assument le risque, donnent la miraculeuse musique de l'alexandrin, tout en laissant leur personnage se débattre sans noblesse.

Colette Godard

 LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE

Un "Phèdre" original et plein d'intensité

Christian Rist, metteur en scène, a donné libre cours à son inspiration. Il a conçu un espace avec une scène bi-frontale. [...] Cette disposition rendait encore plus violente l'affrontement entre Hyppolite et Phèdre ou celui d'Hyppolite avec son père. Les moments forts, chargés d'émotion, furent nombreux dans un texte pourtant difficile.

[...] Cette nouvelle création a surmonté tous les risques de l'entreprise. Racine est très bien servi.

Gilles Bigot

 LE COURRIER FRANÇAIS

[...] Un théâtre solide, pensé, profondément humain, qui revisite avec un grand bonheur les arcanes de la tragédie.

Anne Boris

 www.theatre-granit.asso.fr

Entre deux panneaux d'une lumière éclatante, une passerelle surélevée d'un mètre traverse la salle et s'immisce parmi le public, rendu ainsi acteur du dispositif plutôt que simple spectateur d'un décor. Ce long plateau construit à hauteur des yeux convie le public à un rituel tragique dans toute la fascination de sa promiscuité et la cruauté de son intimité...

Un rituel épuré, évoquant le Nô, drame lyrique de caractère religieux et traditionnel au Japon. Le tout est rythmé par une musique discrète mais toute proche, frappée sur un petit cymbalum et deux morceaux de bois. Elle se fond dans l'attente et scande le va-et-vient des personnages. Ce son ancestral mesure le temps et s'écoule comme une musique-sablier qui apparaît et disparaît tout au long de la pièce : à l'image des acteurs, qui s'effondrent ou se relèvent dans une superbe fragilité accentuée par les contraintes d'une scène effilée. De très beaux costumes sont donnés à voir en clin d'oeil aux défilés, pour un spectacle d'un esthétisme rarement égalé, où le vers racinien est porté avec succès en pleine lumière. Le spectateur se retrouve alors face à l'essence même du théâtre : la parole proférée, la parole par ce qu'elle arrache au silence, devient source de tous les drames. Embrassant le texte racinien comme une partition à plusieurs voix, Christian Rist en fait entendre chaque mouvement. Le résultat est saisissant.

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