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SOURDINE

 

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Sourdine Ténor

Wood

 

Le fave ch'o chiantate

Giovanni da Nola (1510/20 - 1592)

 

Prise de son et montage : Hugues Deschaux

Francisco Orozco : chant

Françoise Enock : viole

Jeanne Boëlle : luth

Jean Michel Deliers : sourdine

Eva Godard : cornet à bouquin

Jean Gaillard et Sabrina Arunkumar : flûte

Michèle Claude : Tamburello

l'extrait proposé ici est une version courte de démonstration montée à partir d'un CD de la page discographie

 

Il est plus facile de creuser des perces cylindriques que des perces coniques et donc, il n'est pas surprenant que les fabricants de la Renaissance aient essayé de faire des doubles perces cylindriques.

Un instrument à perce cylindrique a un avantage supplémentaire, parce que cela permet de le faire d'une plus petite taille lorsqu'il sonne avec une anche, il a les propriétés acoustiques d'un tuyau bouché et produit une gamme un octave plus bas que sur une perce conique de longueur équivalente. Ainsi, alors que le "curtal" basse fait à peu près la moitié de la longueur du chalumeau basse, une sourdine basse ou courtaut est encore deux fois plus petite. Cependant, le son est beaucoup plus doux et plus étouffé, et, tout à fait semblable à celui du "cervelas" : c'est pourquoi l'autre nom donné à l'instrument est "sordone" en italien, "sordum" en allemand, "sordun" en anglais tous dérivés de l'italien "sordo" : sourd. La sourdine ne possède pas de pavillon ; le son sort simplement d'un orifice latéral tout à fait discret situé en haut de l'instrument près de l'embout coudé.

Zacconi parle pour la première fois de la sourdine en 1592 et un inventaire fait en 1596 à Schloss Ambras, près d'Innsbruck énumère deux basses, trois ténors, deux déchants et un autre déchant "plus petit". Quatre d'entre eux sont parvenus jusqu'à nous et sont maintenant exposés au Kunsthistorisches Museum de Vienne ; sur les plus grands modèles, on trouve un système de jeu de clés très élaboré pour l'époque. La sourdine que décrit Praetorius est beaucoup plus simple : les instruments qu'il dessine ne comportent pas de clé bien qu'il dise : « des sourdines possèdent 12 trous visibles et certaines ont aussi des clés. En outre il y a un trou en-dessous pour évacuer l'humidité et un au-dessus par où sort le son ». On utilise pour huit des douze trous le doigté habituel aux vents en se servant du pouce, des six doigts et du petit doigt : quand aux quatre autres (pour les quatre notes les plus basses) on utilise l'autre pouce et le petit doigt ainsi que les articulations de chaque index.

 

David Munrow

Instruments de musique du Moyen Age et de la Renaissance

 

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