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TYMPANON

 

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Tympanon

facture personnelle

 

Boccuccia d'uno persico aperturo

J. De Colonia (XVIe s.)

 

Prise de son et montage : Hugues Deschaux

Vacillantis trutine

CB 108 (XIIe s.)

 

Prise de son : Pierre Vérany  -   Montage : Jean-François Pontefract

Francisco Orozco : chant

Françoise Enock : viole

Jeanne Boëlle : luth

Jean Michel Deliers : tympanon

Jean Michel Deliers : tympanon

Francisco Orozco : chant, luth

Rémi Vilain : vièle à archet

Denis Zaidman : flûte

les extraits proposés ici sont des versions courtes de démonstration montées à partir des CD de la page discographie

 

On peut grouper l'étude du psaltérion et du tympanon car ils représentent les différentes facettes d'un même type instrumental : l'un dont on pince les cordes, l'autre qu'on frappe. Tous deux sont faits d'une caisse de résonance d'un bout à l'autre de laquelle des cordes sont tendues sur deux jeux de chevalets. Les chevilles qu'on utilise pour accorder l’instrument sont souvent fixées tête-bêche et pour ces deux instruments, on a souvent démultiplié les cordes. Un jeu de deux cordes ou plus pour chaque note présente plusieurs avantages. D'abord cela produit un son d'une meilleure tonalité et d’une plus grande portée ; ensuite, cela assure une plus grande solidité aux cordes, particulièrement pour le tympanon.

Le Tympanon est une sorte de psaltérion qu'on frappe avec des marteaux ; les traces de son arrivée en Europe sont difficiles à retrouver. Étant donné qu'il n'y a que très peu de différences de structure entre les deux instruments, leur identification sur représentation picturale implique qu'on puisse distinguer un plectre d'un marteau. Certain, spécialistes ont identifié des tympanons, dès le XII° siècle. Le procédé de frappe donna naissance au nom tympanon, dont on trouve des variantes en langue celte, en français et en italien.

Le tympanon a normalement une forme de trapèze et on en joue en le posant sur les genoux ou sur une table. Les musiciens itinérants des époques postérieures attachaient le plus souvent leur instrument autour du cou à l'aide d'une courroie.

Il est tout à fait vraisemblable que, pendant le Moyen Age, on utilisât de longs plectres aussi bien pour pincer les cordes que pour les frapper sur un même instrument. En Orient, le psaltérion et le tympanon se sont affirmés comme deux instruments différenciés avant leur introduction en Europe. La Perse semble avoir été la patrie du tympanon, où on pratique toujours aujourd'hui le santur avec beaucoup de brio. Parmi les traces que le tympanon a laissé de son passage vers l'Occident, on trouve surtout le cimbalom hongrois, qui est un grand instrument de concert, qu'on retrouve de temps à autre dans l'orchestre moderne.

 

David Munrow

Instruments de musique du Moyen Age et de la Renaissance

 

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