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VIELLES À ROUE

 

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Vielle "La Tour"

d'après  Le vielleux  de Georges de La Tour

Claude Le Gallou

 

Vielle à colonettes

Denis Siorat

 

Branle Charlotte

d'après l'Orchésographie - Toinot Arbeau (1589)

 

Prise de son et montage : Franck Jaffrès

Por dereito ten a virgen

Cantiga de Santa Maria n° 175 (XIIIe s.)

 

Prise de son et montage : Jean Michel Deliers

Jean Michel Deliers : vielle à roue

Françoise Enock : vièle à archet

Francisco Orozco : luth

Denis Zaidman : hautbois à capsule basse

Pascale Costantini : chant, percussion

Jean Michel Deliers : vielle à roue

Jean-Luc Lenoir : harpe

Denis Zaidman : flûte à trois trous et choron, percussion

les extraits proposés ici sont des versions courtes de démonstration montées à partir des CD de la page discographie

 

Le premier instrument à cordes auquel le principe du clavier fut appliqué est la vielle à roue, connue sous les différents noms d'organistrum symphonia ou chifonie, organica lyra ou armonie et vielle à roue. Le travail que fait l'archet du violon est ici remplacé par une roue actionnée par une manivelle. La roue dont le bord extérieur est enduit de résine fait résonner toutes les cordes d'un coup qu'il s'agisse de cordes de bourdonnement « bourdons » ou de cordes mélodiques, et produit donc un son continu. De la même façon que le sac de la cornemuse évite d'arrêter de jouer pour respirer, la roue de la vielle à roue évite les changements de l'archet. De plus le doigté est également mécanisé, la vibration d’une même corde étant « stoppée » à différents points pour produire l'accord requis.

La trace la plus ancienne de la vielle à roue remonte au X° siècle bien que comme en ce qui concerne l'archet, le principe ait dû être hérité de tentatives antérieures en Orient. A l'époque de l'école Notre Dame (fin du XII° siècle) cet instrument était à la fois largement utilisé et hautement considéré. A partir du XIII° siècle aussi bien sa construction que son maniement connaissent des changements considérables.

Avant le XIII° siècle

Les premières vielles à roue étaient de grands instruments pour deux personnes, l'une étant occupée à la manivelle et l'autre au clavier. Cette division du travail était nécessitée par la taille de l'instrument et aussi à cause du maniement des clés. Bien que les détails d'accord soient incertains, ils suggèrent une sorte d'arrangement mixte. S'il s'accordait en quinte et octave par exemple, la vielle à roue aurait joué comme une sorte d'organum et quelques uns des noms donnés à l'instrument organistmm, symphonia et armonie suggèrent bien une association avec la polyphonie ancienne.

Après le XIII° siècle

Comme l'orgue, la vielle à roue devint plus compacte de forme pendant le XIII° siècle et perfectionna son mécanisme de clés. La présence de deux joueurs devint superflue puisqu'une seule personne pouvait se charger du maniement et du clavier et de la roue. Les chevalets pivotants furent remplacés par des clés actionnant des touches coulissantes. C'est ainsi que tout le caractère de la vielle à roue se modifia : d'instrument à mouvement lent capable de jouer en quartes, en quintes, ou en octaves, il devint un instrument de musique idéal pour la musique de danse avec un clavier agile pour la mélodie et un bourdonnement fixe pour l'accompagnement.

On ajouta d'autres cordes et, au XIV° siècle, il y en avait cinq ou six. La taille du clavier s'agrandit également : d'une simple octave diatonique, il parvint petit à petit à deux octaves chromatiques complètes.

 

David Munrow

Instruments de musique du Moyen Age et de la Renaissance

 

Le vielleux - Georges de La Tour (environ 1635)

 

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